Relisons la Charte du Conseil National de la Résistance et retrouvons-en les traces dans le Manifeste des « Gilets jaunes »
…
II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE
Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants … proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :
1) Afin d’établir le gouvernement … pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;
…
4) Afin d’assurer :
- l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;
- la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;
- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères ;
- la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;
- l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;
- le respect de la personne humaine ;
- l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;
5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :
a) Sur le plan économique :
- l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;
- une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des États fascistes ;
- l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’État après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;
- le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;
- le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;
- le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.
b) Sur le plan social :
- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;
- un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;
- la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;
- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;
- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;
- la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;
- l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;
- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;
- le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.
c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.
d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.
Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.
Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.
L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.
En avant donc, dans l’union de tous les Français…
En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !
On trouvera le texte complet ci-joint. Quant au Manifeste des Gilets jaunes (texte ci-joint), voici quelques extraits.
Nous Français, nous peuple, nous Gilets jaunes montés dans la rue par une légitime colère, avec la solidarité pour ciment et la détermination pour destin, nous Gilets jaunes exigeons que le mépris cesse ici et maintenant sans conditions.
…
4. Marre du mépris exprimés par ces mêmes « élites » à l’égard de nos attaches nationales et locales, de nos terroirs, de nos villes et de notre histoire.
…
7. Marre du mépris diffusé par les médias qui fait de notre réalité vécue une fiction ou un délire, comme si nous ne voyons pas ce que nous voyons. … Nous exigeons le retrait de toutes les subventions à des médias qu’on fait survivre pour nous cracher à la gueule.
…
On se souviendra de l’avertissement de François Fillon, Premier Ministre, le 21 septembre 2007 en Corse :
« En vérité, moi, je suis à la tête d’un État en situation de faillite sur le plan financier,
un État qui est depuis quinze ans en déficit chronique, un État qui n’a jamais voté un budget en équilibre depuis vingt-cinq ans,
ça ne peut pas durer ! …
J’ai l’obligation de ramener le budget de l’État en équilibre à la fin du quinquennat.
Sinon, on ne pourra rien bâtir de solide. »
On n’oubliera encore moins l’alerte récente de Gérard Collomb, Ministre de l’Intérieur démissionnaire, durant la passation de pouvoir, le 3 octobre 2018 :
« Aujourd’hui, on vit côte à côte. Moi, je le dis toujours : je crains que demain on vive face à face. »
On s’intéressera, avec un peu de temps, à l’étude du début de l’été par Ipsos/Sopra Steria pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et Sciences Po « Programme Viepol » : Fractures Françaises 2018.
On pourra lire avec intérêt l’article paru le 4 décembre 2018 dans « Les Échos » : Une autre France est possible.
Dernière mise à jour : 2019-12-17